Manifeste

Du superficiel et du matériel

Les réalités parallèles et autres injonctions contradictoires

Faire le bilan

Alors que dans le sillon de la crise sanitaire COVID19 se profile une crise sociale dont on pressent qu'elle sera violente, alors les indicateurs de la pauvreté et de la précarité sont aux rouges en France (nombre de chomeurs, de sans abris et de pauvres) la richesse produite continue à augmenter à mesure que les inégalités se creusent (ceci notamment via un transfert du travail vers le capital: article Mediapart)

Alors que les forêts primaires continuent de brûler pour assurer nos "besoins", alors que nos poumons continuent d'absorber les particules fines issues des usines et des pots d'échappement, alors que chaque espace naturel terrestre ou marin est désormais pollué par les plastiques ou micro-plastiques, alors que les alertes sont omniprésentes sur le sujet depuis des décennies, en 50 ans la consommation des français a continuellement augmentée, à un niveau 3 fois plus élevé qu'en 1960. (voir ici).

Alors qu'on en appelle à notre responsabilité individuelle, alors qu'on nous enjoint à de multiples petits gestes, on nous assène des slogans et des logos avec force de vert, de durable et d'écoresponsable et l'on nous bombarde dans le même temps d'injonctions en forme de soldes et de Black Friday, de Noël où pour aimer nos proches il faut leur offir de l'inutile ou encore de Fêtes des mères à célébrer par l'achat d'électroménager.

Alors que les appels ou les tribunes se succèdent pour la mobilisation, alors que les citoyens marchent pour les progrès sociaux et le climat, alors que les gouvernants annoncent larmes aux yeux qu'ils ont enfin pris la mesure des crises qui nous guettent ils votent à l'opposé et souvent pire ne votent pas.

Qui saurait faire la différence entre le monde d'aujourd'hui et le monde d'il y a 10ans. Ce sont les mêmes produits suremballés dans les mêmes supermarchés, avec les mêmes sans abris qui nous attendent à la sortie. Les mêmes pesticides dans nos assiettes, les mêmes bulldozers pour défricher l'amazonie afin de faire pousser le soja qui nourrira le même bétail, voué à l'ultratransformation pour la malbouffe des plus précaires ou des moins attentifs.

Dans ce contexte, comment ne pas se convaincre que l'action doit commencer en dehors de l'action politique tétanisée par le poids des influences et d'une loyauté de classe. Comment ne pas immaginer que le point de bascule naîtra du "bas" plutôt que du "haut".

Dans ce contexte, comment ne pas se convaincre qu'il est nécessaire de se mobiliser pour amener son poids dans la balance et la faire pencher du côté des plus fragiles et de l'intérêt général.


Pierre à l'édifice

Agir soit même ou par tiers interposé

Sur la base de ces constats, sur la base d'une prise de recul nécessaire sur ce que sont vraiment nos besoins et sur la réalité de ce qui nous rend heureux on s'apperçoit du décalage incroyable entre nos investissements dans le superficiel vis à vis des moyens que l'on met pour résoudre les problèmes essentiels.

Dans ce cas, pour lutter contre l'argent qui s'accapare il faut celui dont on se sépare pour que les associations progressistes puissent agir en contrepoints des influenceurs de l'individualisme et du consumérisme qui sont à l'orgine des inégalités, des souffrances humaines et animales et de la destruction de notre environnement.

Pour faire barrage aux vecteurs du malheur il faut agir et un premier pas peut être d'aider les structures d'action pour infléchir notre direction commune. Ceci par des dons directs via les sites d'associations ou via des initiatives telles que le moteur de recherche français qui reverse 50% de l'argent généré par les liens sponsorisés à des associations.

C'est l'objet de ce site: faire un pas dans l'action et aider d'autres à apporter leur pierre à l'édifice.